Psaume 23
Cliquez sur l'image pour écouter le chant sur YouTube.
Que dire de Psaume 23 ?
Il s’agit de l’un des cantiques les plus connus de David.
La mélodie de cette chanson m’est venue elle aussi, presque instantanément.
J’étais dans un esprit de reconnaissance face à la fidélité de Dieu dans mes épreuves, quand je l’ai composée.
Permettez-moi de vous écrire ce psaume qui ne contient que six versets :
« Cantique de David. L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien. (V 1)
Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. (V 2)
Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de Son nom (V 3)
Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi : Ta houlette et Ton bâton me rassurent. ( V 4)
Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; Tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde. (V 5)
Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours » (V 6)
Je vous partage quelques mots d’exhortation qui ne viennent pas de moi, mais de Paul Washer dans sa prédication sur le Psaume 23 (Paul Washer est un de ces quelques prédicateurs dont j’affectionne les enseignements).
Nous vivons actuellement dans une ère d’autosuffisance, d’estime de soi. Le monde nous enseigne de croire en nous, de faire confiance à notre instinct et de suivre notre cœur.
Mais cela s’oppose à ce que dit ce psaume.
Le verset 1 commence par une déclaration très claire qui brise l’orgueil humain : « L’Eternel est mon berger ».
Je suis la brebis. Je ne suis pas le berger, ni le leader. Je suis sans défense je dépends désespérément de Celui qui me conduit.
Nous ne pouvons rien faire de nous même. Nous dépendons de Dieu.
Nous avons souvent tendance à faire nos plans et à demander à Dieu de les bénir.
Il ne devrait pas en être ainsi.
C’est Lui, Le Berger qui doit nous montrer Son plan pour nous. Il n’est pas notre co-pilote ou notre plan de secours. Mais Il est Le Berger, notre Souverain, notre Roi.
En dépendant totalement de Lui, nous ne manquerons de rien.
De nous même, nous ne pouvons pas nous conduire dans la droiture. Nous ne pouvons pas restaurer notre propre âme. Seul Jésus, Le Berger peut le faire.
Les versets 2 et 3 nous montre que c’est Lui qui nous dirige, nous restaure et nous conduit, à cause de Son nom.
Nous ne manquons de rien, non pas à cause de qui nous sommes, mais à cause de qui IL EST.
Notre rôle : simplement Lui obéir et Le suivre en toute dépendance.
C’est Lui non seulement qui nous conduit, mais Il combat pour nous et nous aime plus que nous ne pouvons l’imaginer.
S’Il est notre berger, nous ne sommes ni abandonnés, ni négligés.
Son regard est constamment sur nous Sa main nous guide et Son bâton est à nos cotés.
Il n’est jamais loin. Il nous guide même lorsque nous ne le sentons pas.
Il nous connait et nous appelle par notre nom.
Il marche devant nous, avec nous et nous porte.
Celui qui se tient prosterné et qui dépend de Dieu est celui qui tiendra ferme au plus fort de la bataille, dans la vallée de l’ombre de la mort.
Le cœur de l’homme s’égare très facilement, même celui du chrétien le plus fervent.
Ainsi, le Ps 23 ne se contente pas de consoler, il interpelle. Il ne se contente pas d’apaiser, il corrige.
« Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de Son nom »
Le Berger va chercher les brebis quand elles s’égarent. Il nous conduit sur les sentiers, sur le chemin de la justice que nous ne pouvons pas trouver de nous-mêmes.
Tous les chrétiens traversent la vallée de l’ombre de la mort.
Il n’est pas question de « Si » cela arrivera mais plutôt « Quand ».
« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi : Ta houlette et Ton bâton me rassurent. »
Ce verset n’est pas une déclaration prophétique mais la vie normale du chrétien qui dépend du Berger.
Le Seigneur ne nous détourne pas de la vallée, Il ne nous retire pas de la vallée. Mais il marche avec nous DANS la vallée et Sa présence à nos cotés est notre secours.
La vallée de l’ombre de la mort est terrifiante car elle nous dépouille de nos illusions et nous fait comprendre que nous n’avons aucun contrôle sur la (les) situation(s). Le monde nous dit que nous sommes seuls. Nos sentiments et les circonstances nous font croire que nous sommes oubliés, abandonnés. Mais dans le verset 4, il est dit « Tu es avec moi ». Le Dieu de tout l’univers marche à mes cotés.
L’ennemi veut que la vallée nous isole et il veut se servir de l’épreuve pour semer des mensonges dans notre cœur : « Dieu t’a abandonné », « cette épreuve est sans issue ».
Mais souvenez-vous que le Bon Berger n’abandonne aucune de Ses brebis.
Le Psaume 23 se termine en proclamant « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours »
Il ne s’agit pas d’un vœu pieux ou un optimisme religieux. Mais plutôt une confiance inébranlable en Dieu, en Son caractère parfait.
Le bonheur et la grâce ne nous accompagnent pas parce que nous, nous sommes parfaits, mais parce que DIEU EST PARFAIT.
Nous sommes, nous, totalement imparfaits. Nous faisons souvent preuve de faiblesse dans la prière, la consécration, dans notre marche avec Dieu. Nous sommes si misérables et changeants.
Le bonheur et la grâce de Dieu ne nous accompagnent pas quand nous allons bien et que nous nous sentons en forme spirituellement, mais aussi quand nous sommes au plus bas.
Nous pouvons compter sur la miséricorde de Dieu qui nous accompagne toujours, parce que LUI est immuable.
Enfin, notre destination finale est « La maison de L’Eternel ». Notre espérance n’est pas de ce monde ni dans ce monde, mais dans la maison du Bon Berger.
Réjouissons nous donc devant ce qui nous attend, après que nous aurons souffert un peu de temps (1 Pierre 5,10).
Je termine en ajoutant ce verset de Jean 10, 11 :
« Je (Jésus) suis le Bon Berger. Le Bon Berger donne Sa vie pour Ses brebis ».
Jésus, notre berger qui a donné Sa vie pour nous Ses brebis, qui nous a rachetés au prix de Son sang, ne nous gardera t-Il pas jalousement ?